Strates d'impermanence
Du 19 mars au 31 mai, Claire Poyer et Sun CHA exposent leurs œuvres à l’Abbaye de Trizay, dans une exposition qui explore le temps et la matière.
Exposition du printemps
Les œuvres de Claire Poyer et Sun CHA dialoguent avec les espaces de l’Abbaye et offrent une expérience sensible et immersive. L’exposition présente des peintures et des installations artistiques jouant avec les couches de matières ainsi que le mouvement propre à chaque geste artistique. Une invitation à observer, ressentir et prendre le temps de découvrir l’art contemporain.

Informations pratiques
Du 19 mars au 31 mai
De 10h à 13h et de 14h à 18h
Tarifs
6.50€ / adulte
4.50€ / ado (13-17 ans)
3€ / enfant (6-12 ans)
Gratuit moins de 6 ans
Renseignements
05 46 82 34 25
contact@abbayedetrizay17.fr
Claire POYER
Claire Poyer pratique la photographie argentique, et depuis plusieurs années, une recherche plastique nourrie par ses lectures et par une approche expérimentale de la calligraphie et de l’installation.
Ses œuvres, souvent minimalistes, jouent avec le mot, le trait ou le point. Elles s’incarnent, ici, à l’encre de Chine ou aux fils de couleur sur des supports inattendus : chaume de bambou, poches à huîtres…
Dans les espaces patrimoniaux de l’abbaye de Trizay, elle conçoit des installations en dialogue avec l’architecture. Elles résonnent comme une variation sur le motif binaire du plein et du vide, du Yin et du Yang.
Son travail puise son inspiration dans le Yi Jing, «Classique des changements», un texte majeur de la pensée chinoise. Chaque sujet d’étude se traduit par une œuvre abstraite, aux traces restreintes et sérielles, où l’impermanence et la mutation sont rendues visibles par la répétition et le contraste.
L’ensemble invite à une perception attentive du rythme, des strates, de la dynamique Yin/Yang: le changement à l’œuvre
Sun CHA
C’est dans une tension douce, une violence retenue que l’œuvre semble à la fois apaisée et vibrante.
Chaque toile de CHA Sun est une exploration de son intériorité. Une mise en relation, par ce fil tendu qu’est la mémoire entre sa terre natale, sa culture et de nouvelles « plates-formes » où elle cherche à se poser.
La peinture de CHA Sun s’enracine dans un rapport direct au réel. Le geste est l’événement : il devient intention, une présence absolue. Chaque coup de pinceau inscrit strates après strates la trace d’une présence consciente et incarnée.
On y ressent l’immanence : la force de ce qui se donne, ici et maintenant, sans représentation, sans transcendance dans la vibration pure de la matière.
Loin de s’opposer à l’immanence, la peinture de CHA Sun s’ouvre simultanément à la profondeur de la mémoire, la mémoire des formes.





